Tu fais passer un FMS à ton sportif.

À la fin, tu additionnes les sept résultats : 13 sur 21.

Et là, la tentation est forte de conclure : « Il est sous 14, donc il présente un risque de blessure. »

C’est simple, c’est facile à retenir et c’est probablement l’une des manières les plus réductrices d’utiliser le Functional Movement Screen.

Le FMS a été conçu pour observer 7 patterns de mouvement fondamentaux chez une personne ne présentant pas de douleur ou de blessure musculosquelettique en cours. Son objectif n’est pas de poser un diagnostic, mais de faire apparaître certaines limitations, asymétries ou stratégies compensatoires qui pourront ensuite être explorées plus précisément. C’est ainsi que Functional Movement Systems présente officiellement le FMS.

Pour un coach, c’est là que l’outil devient intéressant. Pas parce qu’il transforme ton sportif en un chiffre sur 21, mais parce qu’il te donne une grille standardisée pour regarder comment il bouge.

Le bon raisonnement n’est donc pas : je teste, j’obtiens un score et je corrige. Il ressemble davantage à ceci : j’observe, j’identifie ce qui mérite mon attention, j’approfondis avec des tests plus spécifiques, je replace le résultat dans le contexte, puis je décide. Et cette différence change presque tout.

Qu’est-ce que le FMS ?

Le Functional Movement Screen, généralement abrégé FMS, est composé de 7 mouvements : le Deep Squat, le Hurdle Step, l’Inline Lunge, le Shoulder Mobility, l’Active Straight-Leg Raise, le Trunk Stability Push-Up et le Rotary Stability.

Ces 7 tâches ne cherchent pas à mesurer directement ta force maximale, ta vitesse, ton endurance ou ta puissance. Elles placent la personne dans différentes situations où mobilité, stabilité et contrôle moteur doivent fonctionner ensemble. L’idée est de faire apparaître certaines organisations du mouvement qui peuvent être moins visibles dans une situation moins contraignante.

C’est un premier point important lorsqu’on utilise le FMS sur le terrain : un test FMS n’isole pas une articulation ni une qualité physique.

Si ton sportif obtient un mauvais résultat au Deep Squat, tu ne peux donc pas conclure automatiquement qu’il manque de mobilité de cheville. Peut-être que la cheville intervient. Mais la hanche, le tronc, la mobilité thoracique, les épaules, sa morphologie ou simplement sa manière d’organiser la tâche peuvent également influencer le résultat.

Le FMS te montre quelque chose. Il ne t’en donne pas immédiatement la cause.

C’est d’ailleurs une logique que nous retrouvons plus largement lorsque nous parlons de testing chez ABD : organiser des tests physiques en préparation physique ne consiste pas à accumuler des mesures, mais à choisir des tests suffisamment pertinents, reproductibles et interprétables pour aider à prendre une décision.

Les 7 tests du FMS : ce que tu regardes réellement

Les 7 tests ont chacun une logique particulière. Le piège consiste à vouloir associer chaque exercice à une seule articulation ou à une seule qualité. Sur le terrain, il vaut mieux les considérer comme des situations de mouvement dans lesquelles plusieurs contraintes se rencontrent.

1. Deep Squat

Le Deep Squat demande au sportif de réaliser un squat profond avec un bâton maintenu au-dessus de la tête. Cette position sollicite notamment l’organisation des chevilles, des genoux et des hanches, mais aussi le contrôle du bassin, du tronc et la mobilité de la région thoracique et des épaules.

Imagine que ton sportif bascule fortement vers l’avant pendant le mouvement. La réaction rapide serait de lui prescrire immédiatement de la mobilité de cheville.

Mais tu n’as encore rien démontré.

Ton screen te dit simplement que le pattern global ne répond pas aux critères attendus. Ton travail commence ensuite : mesurer plus précisément ce qui semble limiter le mouvement et vérifier ton hypothèse. C’est précisément la différence entre observer et interpréter.

2. Hurdle Step

Le Hurdle Step demande de franchir un obstacle avec une jambe tout en maintenant l’équilibre sur l’autre. Le test met donc en jeu l’organisation du bassin et du tronc, la mobilité des membres inférieurs et le contrôle de l’appui unipodal. Il permet aussi de comparer les deux côtés.

Une différence droite-gauche mérite ton attention. Mais attention au vocabulaire : une asymétrie observée n’est pas automatiquement une anomalie à supprimer.

Un footballeur, un lanceur ou un pratiquant d’un sport très latéralisé peut développer certaines différences liées à son activité. Il faut donc regarder l’importance de l’asymétrie, son contexte, l’historique du sportif et ce que montrent les autres évaluations avant de décider qu’il faut intervenir.

3. Inline Lunge

L’Inline Lunge place les pieds sur une ligne étroite et demande au sportif de contrôler une position en fente. La tâche impose une combinaison de mobilité et de stabilité au niveau des membres inférieurs tout en sollicitant le contrôle du tronc.

Là encore, un score faible ne désigne pas directement le coupable.

Tu observes peut-être une difficulté de stabilité, une limitation d’amplitude ou une stratégie particulière. Le FMS te permet de la repérer de manière standardisée. Les tests complémentaires doivent ensuite t’aider à comprendre ce qui se passe réellement.

4. Shoulder Mobility

Le Shoulder Mobility Screen observe un mouvement réciproque des deux membres supérieurs et implique les épaules, les scapulas, la région thoracique et la cage thoracique.

Il serait donc très réducteur de transformer automatiquement un mauvais résultat en « manque de mobilité d’épaule ».

Si ton objectif est de mesurer précisément une amplitude articulaire, mesure cette amplitude avec un outil adapté. Le FMS répond à une autre question : comment la personne organise-t-elle ce pattern global dans les conditions standardisées du screen ?

C’est une distinction importante si tu travailles régulièrement la mobilité. Nous l’abordons également dans l’article sur les quatre notions qui se cachent derrière la mobilité, car mobilité, souplesse, stabilité et contrôle ne doivent pas être mélangés dans une même explication.

5. Active Straight-Leg Raise

L’Active Straight-Leg Raise consiste à lever activement une jambe en position allongée sans perdre l’organisation du membre opposé et du bassin. Il ne s’agit donc pas simplement de regarder si les ischio-jambiers sont « raides ».

Dire « manque de souplesse » immédiatement après un mauvais score serait aller beaucoup trop vite. Le screen attire ton attention sur un pattern. Une évaluation plus spécifique doit ensuite permettre de comprendre ce qui le limite réellement.

6. Trunk Stability Push-Up

Son nom peut prêter à confusion. Le Trunk Stability Push-Up ressemble à une pompe, mais le protocole FMS ne le présente pas comme un simple test de force du haut du corps. Il observe surtout la capacité à initier la poussée sans perdre le contrôle du tronc et du bassin.

Deux sportifs capables de réaliser vingt pompes peuvent donc ne pas obtenir le même résultat, et ce n’est pas contradictoire, tu ne mesures simplement pas la même chose.

7. Rotary Stability

Le Rotary Stability demande de coordonner les membres supérieurs et inférieurs tout en contrôlant le tronc dans plusieurs plans.

C’est probablement l’un des tests qui illustre le mieux la philosophie générale du FMS : le corps ne fonctionne pas comme une succession de pièces que l’on peut toujours analyser indépendamment.

Le mouvement est une organisation et le screen cherche à observer cette organisation.

Comment fonctionne le score FMS ?

Chaque test reçoit une note comprise entre 0 et 3. Un score de 3 signifie que le pattern est réalisé selon les critères attendus. Un 2 indique que le mouvement peut être réalisé, mais avec les compensations prévues par la grille de scoring. Un 1 signifie que le sportif n’arrive pas à réaliser le pattern selon les critères du test. Enfin, un 0 est attribué lorsqu’une douleur apparaît pendant la tâche ou lors des clearing tests associés. Le protocole et les critères sont détaillés dans les ressources officielles FMS.

Pour les patterns évalués des deux côtés, les résultats droite et gauche sont conservés, mais le moins bon des deux scores est retenu pour calculer le score final du pattern. Le total des 7 scores finaux donne ensuite une note maximale de 21. Functional Movement Systems propose également une page consacrée à la manière de documenter et interpréter les feuilles de score FMS. Et c’est ici qu’il faut éviter de tomber amoureux du chiffre.

Imagine deux sportifs qui obtiennent tous les deux 14 sur 21. Le premier présente principalement une limitation sur le Shoulder Mobility et l’Active Straight-Leg Raise. Le second possède une asymétrie sur le Hurdle Step et rencontre davantage de difficultés sur l’Inline Lunge et le Rotary Stability.

Même score total, mais absolument pas la même histoire. Pour un coach, c’est probablement là que se trouve la vraie valeur de l’outil.

Avant le total, regarde d’abord s’il y a un 0

On parle énormément du seuil de 14, mais sur le terrain, le score le plus important peut être 0.

Dans le protocole FMS, un 0 signifie qu’une douleur est apparue pendant le screen. L’approche officielle prévoit alors de sortir de la simple logique de screening du mouvement pour aller vers une évaluation adaptée et c’est une règle simple qu’un coach doit intégrer.

Si ton sportif réalise mal un pattern sans douleur, tu peux poursuivre ton bilan, chercher à mieux comprendre la limitation et décider si elle mérite un travail spécifique.

S’il ressent une douleur, la question change. Ton rôle n’est pas de deviner quelle structure est atteinte puis de chercher trois exercices « correctifs FMS » sur Internet. Tu as détecté une situation qui mérite d’être approfondie dans un autre cadre.

Nous avons déjà développé cette nuance chez ABD dans l’article Douleur et mouvement. Une modification du mouvement peut être associée à la douleur sans pour autant te donner son diagnostic ni sa cause précise.

Une observation de terrain n’est pas un diagnostic et savoir où s’arrête ton rôle fait partie des compétences du coach.

Que faire des asymétries ?

Les asymétries constituent l’une des informations qui attirent le plus facilement l’œil lorsqu’on réalise un FMS.

Si ton sportif obtient un 3 d’un côté et un 1 de l’autre sur le même pattern, tu vas forcément vouloir comprendre pourquoi et tu as raison.

Ce qui devient discutable, c’est de passer directement de « j’observe une asymétrie » à « cette asymétrie va provoquer une blessure ».

La littérature sur le sujet n’est pas suffisamment homogène pour permettre cette conclusion universelle. Certaines recherches ont trouvé des associations entre asymétries FMS et blessures dans certaines populations, tandis que d’autres n’ont pas reproduit ces associations de manière suffisamment constante.

Pour le coach, la bonne question devient donc beaucoup plus intéressante : cette asymétrie a-t-elle du sens chez ce sportif ? Est-elle retrouvée sur d’autres tests ? Est-elle liée à son sport ? À une ancienne blessure ? À une limitation précise ? A-t-elle une conséquence observable sur une tâche importante pour sa pratique ? C’est ce raisonnement qui transforme une donnée en information utile.

Le score de 14 prédit-il les blessures ?

C’est probablement la partie du FMS qui a fait couler le plus d’encre.

Pendant des années, le message a souvent été résumé ainsi : 14 ou moins sur 21 = sportif à risque de blessure.  La réalité scientifique est moins confortable.

Certaines études et revues ont effectivement retrouvé une association entre des scores faibles et une fréquence plus importante de blessures dans certaines populations. Mais cela ne signifie pas que le score possède une capacité suffisante pour prédire individuellement qui va se blesser. Certaines revues sur la validité prédictive du FMS mettaient notamment en évidence des limites importantes de sensibilité lorsqu’un seuil était utilisé pour identifier les futurs blessés. D’autres, concluaient que son association avec les blessures restait incertaine compte tenu de l’hétérogénéité des populations, des méthodes et des définitions de la blessure.

C’est peut-être ici qu’il faut remettre un peu de bon sens dans le débat.

Une blessure ne dépend jamais d’un seul facteur. L’historique du sportif, sa charge d’entraînement, son exposition, sa récupération, son niveau, son sport, les contacts, le contexte de compétition et de nombreux autres paramètres interagissent. Demander à 7 mouvements réalisés un jour donné de prédire à eux seuls qui va se blesser dans les mois suivants est une attente considérable.

Un score FMS faible peut constituer une information. Il ne constitue pas une prophétie.

Alors, à quoi sert le score total ?

À résumer. Tu peux suivre l’évolution générale d’un sportif, documenter ton bilan ou disposer d’un indicateur commun lorsque plusieurs professionnels utilisent le même protocole. Mais un résumé reste un résumé. Le problème apparaît lorsque tu accordes davantage d’importance au 16/21 qu’à la manière dont ton sportif a construit ce 16.

Si tu gardes les résultats individuels, les asymétries, la présence éventuelle de douleur et le contexte du sportif, tu conserves beaucoup plus d’informations utiles à ton travail.

 

 

Le FMS est-il fiable ?

Ici, la littérature est globalement plus favorable. La question de la fiabilité est simple : si tu refais passer le test, ou si deux évaluateurs observent la même personne, obtiennent-ils des résultats suffisamment proches ?

Plusieurs travaux ont retrouvé des niveaux de fiabilité acceptables du scoring lorsqu’un protocole standardisé est respecté. Cela ne signifie évidemment pas que n’importe quelle observation d’un squat devient automatiquement un FMS. C’est plutôt une bonne nouvelle à une condition : faire réellement passer le FMS comme un FMS.

Si tu modifies les consignes, changes les positions, accordes cinq essais à un sportif et deux à un autre ou interprètes les critères à ta manière, tu perds progressivement l’intérêt de la standardisation. Et si le protocole change, la comparaison perd une partie de sa valeur.

Comment lire un FMS en tant que coach ?

Imagine que tu viens de terminer ton screen. Avant même de regarder le total, commence par vérifier s’il y a eu douleur. Si oui, ton raisonnement change. Ensuite, regarde les scores individuels. Quels patterns posent réellement problème ? Y a-t-il des 1 ? Des asymétries ? Certaines difficultés se retrouvent-elles dans plusieurs tâches ? Puis commence seulement à construire des hypothèses.

Ton Deep Squat attire ton attention ? Regarde plus précisément la mobilité dont le sportif dispose. Mesure sa cheville si tu soupçonnes la cheville. Observe ses hanches. Regarde son contrôle. Confronte ce que tu vois à d’autres mouvements. Ne corrige pas encore et comprends d’abord.

Enfin, replace tout cela dans son contexte. Un score n’a pas la même signification chez une personne sédentaire qui reprend le sport et chez un rugbyman qui évolue dans un environnement de performance.

C’est exactement la logique développée dans notre article sur l’organisation des tests physiques en préparation physique : un test n’a d’intérêt que s’il t’aide à prendre une meilleure décision.

 

Une grille simple pour ne pas sur-interpréter ton FMS

Ce que tu observes Ce que tu peux retenir Ce que tu ne peux pas affirmer
0 Une douleur est apparue Quelle en est la cause ou le diagnostic
1 Le pattern n’est pas réalisé selon les critères Quelle articulation est responsable
2 Le mouvement est réalisé selon les critères du score 2 Que cette organisation provoquera une blessure
3 Le pattern répond aux critères du score maximal Que le sportif ne possède aucune limitation
Asymétrie Une différence droite-gauche mérite d’être contextualisée Qu’elle est forcément pathologique
Score ≤14 Un score historiquement associé aux blessures dans certaines études Que ce sportif va se blesser
Score >14 Un score composite plus élevé Que le sportif est à l’abri d’une blessure

Cette grille résume bien la bonne posture : le FMS génère des informations et des questions. Il ne termine pas ton bilan à ta place.

FMS et mobilité : ne mélange pas les outils

C’est une confusion que l’on retrouve souvent. Ton sportif a un score faible sur un test impliquant beaucoup de mobilité, donc tu conclus qu’il « manque de mobilité ». Puis tu lui prescris davantage d’étirements. Mais si tu veux savoir précisément combien de dorsiflexion de cheville possède ton sportif, mesure sa dorsiflexion. Si tu veux analyser une amplitude de hanche, utilise une évaluation adaptée à cette question.

Le FMS répond à autre chose, il te montre comment différentes qualités s’organisent ensemble dans un pattern standardisé. C’est justement pour cela qu’il se combine bien avec une démarche de mobilité plus poussée. Le screen peut t’indiquer où regarder. Une évaluation plus spécifique te permet ensuite de comprendre ce qui mérite réellement d’être travaillé. Le même raisonnement vaut pour la force, la stabilité, la puissance ou la performance.

Ne demande pas à un outil de répondre à une question pour laquelle il n’a pas été conçu.

Avec quoi compléter le FMS ?

Le FMS peut être le début du bilan, pas son intégralité.

Imaginons un sportif qui obtient un résultat faible au Hurdle Step. Tu peux ensuite avoir besoin d’évaluer plus spécifiquement son équilibre, son contrôle unipodal, ses amplitudes ou certaines qualités physiques selon ce que tu as observé. Si ton athlète pratique un sport où la vitesse est déterminante, le FMS ne te dira rien de suffisamment précis sur sa capacité d’accélération. Il faudra tester sa vitesse. Si la force est déterminante, mesure sa force. Si tu veux connaître sa puissance, évalue sa puissance.

C’est ici que le FMS rejoint naturellement une logique plus large de profilage du sportif : tu combines plusieurs informations plutôt que de chercher le test unique qui résumerait toute la personne.  Plus tu poses de bonnes questions, plus tu peux choisir des outils réellement adaptés pour y répondre.

Quand faut-il corriger un pattern ?

Pas automatiquement dès qu’il obtient 1 ou 2 et c’est probablement une autre idée importante à sortir du FMS.

Ton sportif possède une limitation. Très bien.

Maintenant demande-toi : est-ce important pour ce qu’il doit faire ? Le pattern est-il douloureux ? Limite-t-il réellement une tâche importante ? Retrouves-tu cette difficulté ailleurs ? Existe-t-il une contrainte d’entraînement ou de performance qui justifie de le faire évoluer ?

Tous les écarts à un mouvement « idéal » ne méritent pas nécessairement un programme correctif de 20 minutes avant chaque séance. Le corps humain possède de la variabilité. La question n’est pas de fabriquer sept scores de 3 chez tous tes sportifs. La question est de savoir quelles informations méritent réellement une intervention. C’est une différence importante entre appliquer un protocole et coacher.

Pourquoi utiliser le FMS si la science en montre les limites ?

Parce qu’un outil peut être utile sans être magique. On retrouve parfois deux réactions extrêmes autour du FMS. D’un côté, ceux qui voient dans le score une sorte de détecteur universel de blessures. De l’autre, ceux qui considèrent que puisque le FMS ne prédit pas parfaitement les blessures, il ne sert plus à rien.

Les deux positions manquent un peu la cible. La littérature scientifique oblige à être prudent lorsque le score composite est utilisé pour prédire individuellement une blessure. Mais cela ne retire pas automatiquement l’intérêt d’un protocole standardisé permettant de structurer l’observation de plusieurs patterns. Le FMS devient donc plus pertinent lorsqu’il est utilisé comme screening et comme point de départ d’un raisonnement, plutôt que comme verdict.

Pour un coach, cela peut avoir de la valeur à condition de savoir ce que tu es en train de mesurer et surtout de ne pas raconter davantage que ce que le test permet réellement de dire.

Comment nous abordons le FMS chez ABD

C’est aussi comme ça qu’on aborde le FMS chez ABD. Pas comme une machine à prédire les blessures. Pas comme un outil capable de t’expliquer automatiquement pourquoi ton sportif bouge d’une certaine manière. Et encore moins comme une excuse pour distribuer des exercices correctifs à chaque score inférieur à 3.

Tu apprends évidemment les 7 tests, le protocole et le scoring. Sans cette standardisation, l’outil perd une grande partie de son intérêt. Mais l’enjeu est surtout d’apprendre à lire ce que tu observes.

Qu’est-ce que ce résultat te permet réellement de dire ? Qu’est-ce qui mérite d’être approfondi ? Quel test complémentaire peut t’aider ? Est-ce pertinent pour le sportif que tu as devant toi ? Et à quel moment dois-tu orienter plutôt que chercher à corriger ?

Parce qu’un coach ne devient pas meilleur simplement parce qu’il possède davantage de tests. Il devient meilleur lorsqu’il sait pourquoi il les utilise. Si tu veux approfondir cette méthode, tu peux retrouver le programme de la formation FMS ABD Formation.

0
0
Mon panier
Votre panier est vide
Apply Coupon